Comment j'en suis arrivé là ?
Caspien originaire de Mercir, j’ai refait ma vie à Fharin.
Mercir était devenue trop compliquée.
Mon établissement, la Fierté de Fharin, était prospère. Tout le gratin de la ville venait profiter de ma cuisine et de mes services exotiques.
Le propriétaire des murs, très proche de moi, était le Général Améryly, un Midlunder véreux détestant viscéralement les Khadorans. Il venait d’être nommé à un poste d’importance auprès du Roi. Je sais qu’il est violent et traîne dans de nombreux trafics. Je pense qu’il m’aime bien, ce que j’essaye de lui rendre, non par fidélité, mais, je dois l’avouer, par crainte.
Ma clientèle formait un mélange harmonieux entre les dignitaires de tout poil – notables, armée ou pègre locale. Tous savaient que l’endroit était idéal pour les rencontres en terrain neutre.
Certains produits de plaisir circulaient librement, à bon prix : c’est-à-dire chers, mais avec une discrétion assurée.
Puis il a fallu que Haley, ma fille, décide de quitter sa mère, une Sulese, à Mercir sur un coup de tête pour s’installer chez moi.
Je ne l’avais pas vu depuis sa naissance, il y a plus de 20 ans.
Les cohabitations des premières semaines ont été difficiles. Elle était plein d’idéaux et moi je n’avais pas l’habitude d’être encombré de la sorte.
Et puis, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, tout s’est emballé : une révolte de la populace a eu lieu dans le quartier.
Dans la panique, ma fille, considérée comme étrangère en tant que mi-sulese, a été enlevée par un groupe d’extrémistes n’ayant rien à voir avec les manifestants.
J’ai dû précipitamment faire évacuer la Fierté avec mes amis et employés à cause de l’émeute – les émeutiers avaient dérobé on ne sait comment des robots de destruction.
Seulement, il a bien fallu que j’évacue aussi, et surtout, mon magot : 8,000 pièces de bon or. C’est assez lourd et peu discret.
Retirés un peu plus loin du centre de l’émeute, je parviens avec l’aide du général, de deux de mes amis et de mes fidèles employés, à remettre la main sur ma fille en mettant en fuite les ravisseurs.
Mais, pendant l’opération, au comble de la confusion, la magot disparaît !
Fou de rage, persuadé qu’il a été dérobé pendant la libération par un groupe de manifestants présents, j’approche seul de leur chef.
Ce con, au lieu de me rendre mon fric, m’annonce qu’il ne l’a pas et me capture. J’ai trop parlé, il espère m’échanger contre le grisbi que je viens d’évoquer !
J’ai beau gueuler, ça ne rentre pas dans leurs caboches de crétins : si ce n’est pas eux qui l’ont pris, c’est un de mes proches qui me l’a volé. Il ne va sans doute pas payer de rançon pour moi !!!
Je ne vaux plus rien, il faut me libérer !
Le problème, c’est qu’après quelques jours peu agréables pour ma pomme, et sans réponse pour la rançon, la vérité commence à entrer peu à peu dans leur tête épaisse mais je sens que ce n’est pas bon pour moi.
Ils vont plutôt m’exécuter que me libérer.
Profitant de leur amateurisme, je risque le tout pour le tout et réussi à m’évader.
Je suis libre, et fauché comme les blés, et les émeutes ont un peu changé la face de Fharin.
Maintenant, il faut que je remette la main sur mes économies. Qui m’a volé ?
J’ai chargé Haley de surveiller Cam pendant que j’allais dans un premier temps remonter la trace de Victor. Il a été vu sur la route de Corvis. Il veut sans doute se fondre parmi les fantômes de la ville…
Mercir était devenue trop compliquée.
Mon établissement, la Fierté de Fharin, était prospère. Tout le gratin de la ville venait profiter de ma cuisine et de mes services exotiques.
Le propriétaire des murs, très proche de moi, était le Général Améryly, un Midlunder véreux détestant viscéralement les Khadorans. Il venait d’être nommé à un poste d’importance auprès du Roi. Je sais qu’il est violent et traîne dans de nombreux trafics. Je pense qu’il m’aime bien, ce que j’essaye de lui rendre, non par fidélité, mais, je dois l’avouer, par crainte.
Ma clientèle formait un mélange harmonieux entre les dignitaires de tout poil – notables, armée ou pègre locale. Tous savaient que l’endroit était idéal pour les rencontres en terrain neutre.
Certains produits de plaisir circulaient librement, à bon prix : c’est-à-dire chers, mais avec une discrétion assurée.
Puis il a fallu que Haley, ma fille, décide de quitter sa mère, une Sulese, à Mercir sur un coup de tête pour s’installer chez moi.
Je ne l’avais pas vu depuis sa naissance, il y a plus de 20 ans.
Les cohabitations des premières semaines ont été difficiles. Elle était plein d’idéaux et moi je n’avais pas l’habitude d’être encombré de la sorte.
Et puis, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, tout s’est emballé : une révolte de la populace a eu lieu dans le quartier.
Dans la panique, ma fille, considérée comme étrangère en tant que mi-sulese, a été enlevée par un groupe d’extrémistes n’ayant rien à voir avec les manifestants.
J’ai dû précipitamment faire évacuer la Fierté avec mes amis et employés à cause de l’émeute – les émeutiers avaient dérobé on ne sait comment des robots de destruction.
Seulement, il a bien fallu que j’évacue aussi, et surtout, mon magot : 8,000 pièces de bon or. C’est assez lourd et peu discret.
Retirés un peu plus loin du centre de l’émeute, je parviens avec l’aide du général, de deux de mes amis et de mes fidèles employés, à remettre la main sur ma fille en mettant en fuite les ravisseurs.
Mais, pendant l’opération, au comble de la confusion, la magot disparaît !
Fou de rage, persuadé qu’il a été dérobé pendant la libération par un groupe de manifestants présents, j’approche seul de leur chef.
Ce con, au lieu de me rendre mon fric, m’annonce qu’il ne l’a pas et me capture. J’ai trop parlé, il espère m’échanger contre le grisbi que je viens d’évoquer !
J’ai beau gueuler, ça ne rentre pas dans leurs caboches de crétins : si ce n’est pas eux qui l’ont pris, c’est un de mes proches qui me l’a volé. Il ne va sans doute pas payer de rançon pour moi !!!
Je ne vaux plus rien, il faut me libérer !
Le problème, c’est qu’après quelques jours peu agréables pour ma pomme, et sans réponse pour la rançon, la vérité commence à entrer peu à peu dans leur tête épaisse mais je sens que ce n’est pas bon pour moi.
Ils vont plutôt m’exécuter que me libérer.
Profitant de leur amateurisme, je risque le tout pour le tout et réussi à m’évader.
Je suis libre, et fauché comme les blés, et les émeutes ont un peu changé la face de Fharin.
Maintenant, il faut que je remette la main sur mes économies. Qui m’a volé ?
- Le Général Améryly a disparu. Imprévisible, il a du depuis tomber suite aux émeutes.
- Il m’aura beaucoup appris mais je ne crois pas qu’il avait intérêt à perdre mon soutien pour si peu avec la situation qu’il venait d’obtenir.
- Haley : on se connait peu, mais c’est ma fille et elle est toujours là et contente que je m’en soit sorti. Elle a cherché en vain le coupable pour pouvoir payer la rançon.
- Vinter : le conseiller du général. Il est craintif comme un lapin, il ne prendrait pas un tel risque.
- Cam : un agitateur né, pour moi le coupable le plus naturel. Mais il est toujours là, auprès de Haley autour de qui il tourne.
- les employés (Creel, Julian, Victor, Ennis, Gunner) : trois ont disparus de la circulation, mais ont-ils le courage de risquer leur vie pour la changer ?
J’ai chargé Haley de surveiller Cam pendant que j’allais dans un premier temps remonter la trace de Victor. Il a été vu sur la route de Corvis. Il veut sans doute se fondre parmi les fantômes de la ville…
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