Inside the machine
Un petit tour autour de la pyramide des fois qu'il n'y aurait pas une entrée secondaire ou des traces de ceux que nous poursuivons : rien à signaler.
Boris pousse courageusement la porte d'entrée : nous pénétrons à l'intérieur de la machine.
Car qu'est-ce d'autre ? Les premières salles sont parsemées de tubes, de gaines techniques, de fils, de voyants et de toutes sortes de choses étranges et déroutantes. Le tout dans un bruit incessant.
Le pompon, c'est un large puits central auquel on accède via une plateforme. Il est rond, s'étend au-dessous et au-dessus de nous sans que l'on n'en perçoive l'extrémité. Le bruit est soutenu avec un fort vent chaud, de la fumée, une odeur huileuse et des machines rondes munies d'un bras articulé qui lévitent et semblent régler et réparer les parois formant le cœur de la machine.
Durant toute notre exploration, Boris prend la tête de l'exploration mais l'endroit est presque désert. En tout cas, c'est un labyrinthe qui tourne régulièrement autour du puits central. Des treuils automatiques et clos nous permettent de passer d'un niveau à l'autre.
J'essaie d'en faire un plan mais j'abandonne rapidement l'idée, balançant rageusement mon parchemin dans le puits fumant.
Les premiers êtres animés, oserais-je dire vivants, semblent être des prêtres de la déesse mécanique. Certains portent une sorte de casque intégral, riveté à leurs omoplates. Ces prêtres veulent devenir des machines. En tout cas, ils ne parlent pas notre langue : impossible de se faire comprendre lorsqu'ils nous agressent. Moi qui croyait que c'était une journée portes ouvertes, une fois tous les treize ans, je me suis fourvoyé. Impossible de leur faire entendre raison, il faut bien se défendre et nous sommes obligés de les escoffier.
Nous trouvons également quelques cellules. Deux prisonniers sont là : ce sont des hommes du groupe de l'Inquisition, Wolf et Gruber. On leur parle, leur promet s'ils collaborent de les sortir de là, mais rien à faire, ils sont cons comme des manches et tournent autour du pot au lieu de se mettre à table. On voit bien que leurs promesses sont faites en l'air. Même lorsque je reste seul avec eux pour leur laisser une dernière chance de parler, ils essaient de me faire la peau pour s'enfuir. un coup de pied pour les repousser et je ferme la porte. On essaiera tout de même de penser à eux avant de sortir !
Notre troisième rencontre se passe avec des ouvriers travaillant sur des passerelles au-dessus de cuves de métal en fusion. Nous nous déguisons en enfilant les vêtements et casques de protection contre la chaleur pour passer, si possible sans dégâts, mais ils nous adressent la parole. Perdant patience et sentant qu'on n'arrivera sans doute pas à s'en sortir proprement, et surtout sentant l'odeur du sang, Boris dégaine. Plus le choix, faut en finir avec eux, Cyriss va nous bénir. Je plonge au-dessus d'une cuve en espérant jeter l'un d'eux pour qu'il rejoigne sa déesse métallique, mais il résiste. Nous luttons pied à pied l'un contre l'autre, tout comme Boris avec le sien. Je finis par lui faire lâcher prise et par le projeter dans la cuve. Les hurlements sont insupportables et il met un temps interminable à succomber. Boris finit par occire le sien d'une manière plus classique, tout comme Venaka avec le troisième ouvrier. J'imagine que la vision va me hanter un moment.
À nouveau près du cœur, deux hommes de l'Inquisition regardent le cadavre d'un troisième homme. La rencontre est tendue, mais contrairement à leurs camarades, on parvient à leur faire entendre raison pour collaborer. On essaie de s'accorder sur le fait que ce qui nous intéresse avant tout, c'est Alexia alors que pour eux, c'est l'épée.
Ils se nomment Lieb et Ryss, le premier semblant plus gradé que l'autre. Ils étaient 7 en entrant. Deux sont morts (dont le cadavre présent, portant la marque d'Alexia sur le front) et ils se sont séparés des autres (que nous savons en prison). Leur chef d'expédition est Gunther, le seul donc qui manque. Oberron n'en fait pas partie.
Nos échangent nous permettent de déduire qu'ils espèrent que leur Inquisition sera à nouveau légalisée et qu'il faudrait qu'on soit du bon côté. Comment ? J'imagine qu'ils vont tenter un coup d'état car le roi ne l'entend surement pas de cette oreille. Ils ne démentent pas. Ce que je garde pour moi, du coup, c'est que je pense que Witchfire risque bien d'être l'instrument de leur coup d'état. Il faudrait donc éviter qu'ils s'en emparent. Quoi que... Vivre dans une dictature permet pas mal d'opportunités commerciales.
J'espère que de leur côté ils pensent bien qu'on s'intéresse avant tout à Alexia...
