dimanche 6 mars 2016

Rituel


L'embêtant avec la résurrection, c'est qu'il faut mourir avant

Dédales

On ne sait plus très bien où on en est, quand sera le temps de sortir pour ne pas être pris au piège pendant les 13 prochaines années, ni où en est Alexia de sa quête pour ressusciter sa mère.
Nous sommes au milieu d'une sorte de mécanisme d'horlogerie géant, fait de nombreuses salles de machines, d'entrepôts et de treuils automatiques nous permettant de passer d'un niveau à l'autre.

Nous comprenons vraiment que le temps semble nous jouer des tours lorsque, sans doute au sommet de la pyramide, nous apercevons par-delà un toit de verre, le ciel nocturne alors que nous pensions être juste en début d'après-midi.

Nous traversons des salles vides d'occupants, de plus en plus rapidement.
D'autres salles étranges nous attendent. Dans l'une d'elle de bizarres lunettes astronomiques permettent de nous voir tels que nous étions, entrant dans la pyramide. La petite scénette tourne en boucle, impossible de savoir de quoi Alexia ou l'équipe d'Oberron était composée lorsqu'elle est entrée.
Une autre contient un robot mi-homme, mi arachnéen, presque achevé.

Nous finissons par atteindre la partie haute, sans doute celle sanctifiée. Ici, point de vulgaire machinerie, mais des éléments plus complexes, pleins de symbolismes, avec des représentations stupéfiantes de ce qui pourrait être notre système stellaire.
Nous voyons enfin quelqu'un : deux prêtres en méditation. Mais ils sont morts, ils portent le symbole qu'Alexia a gravé sur le front de ses zombies. Elle est passée par là. Venaka et Boris se chargent de libérer leurs âmes.

Toute notion du temps est perdue, nous doutons même de l'endroit où nous sommes. Cette machine pourrait-elle nous transporter ailleurs ? Quels sont les étranges visions que nous voyons par le prisme des autres lunettes ? Pourquoi le ciel étoilé que nous avions aperçu ne serait pas le nôtre ? Je pensais à une élucubration de Boris, mais j'en suis moins persuadé...

De la vie

Nous poursuivons notre chemin et dans une autre salle présentant aussi des étoiles en mouvement, nous voyons à nouveau deux prêtres. Ceux-la semblent bien vivants. Ou Alexia a rebroussé chemin, ou ils n'étaient pas là lorsqu'elle est passée. Après une seconde d'ahurissement, ils prennent leurs jambes à leur cou. Mes compagnons semblent se satisfaire de leur fuite, mais moi, j'ai foutrement besoin de voir, de rencontrer des êtres humains. Je leur courre après, leur criant qu'on souhaite juste discuter et, après avoir traversé salles et couloirs, je me faufile entre eux et bloque le premier lorsqu'il arrive dans un treuil automatique. Les deux prêtres sont séparés. Je maîtrise celui qui est avec moi et on ramène le treuil d'où il vient. L'homme ne parle, comme ses collègues, pas un traître mot de notre langue et baragouine un charabia incompréhensible. Je pense toutefois arriver à lui faire comprendre que je ne lui veut pas de mal.

Revenant vers mes amars, qui ont fini par me suivre, je vois qu'ils sont aussi en train d'essayer un truc de dingues : la communication. Bon, nous ne sommes très probants ni les uns, ni les autres. En passant par le dessin, je m'aperçois que là n'est pas mon meilleur talent.

L'une des salles que l'on a passée en trombe contient une sorte de sarcophage de verre avec un bâton à l'intérieur, couvert de symboles dont le seul compréhensible est 603 - notre année.

Nous ne sommes pas trop sûrs mais la conclusion de nos discussions tend vers l'hypothèse suivante : leur grand prêtre doit doit se réincarner, ou ressusciter, dans la machine arachnéenne qu'on a aperçu plus tôt. Impossible de savoir si c'est la conjonction des dates qui permettrait le rituel ou l'achèvement de la machine, mais ça semble proche et ils ont l'air de travailler dans ce but. Le bâton semble sacré à leurs yeux : contient-il l'essence du Grand Prêtre, comme Witchfire contiendrait peut-être l'essence de la mère d'Alexia ?

En tout état de cause, Alexia veut sans doute leur voler la politesse. On essaie de leur expliquer que nous la recherchons pour qu'elle arrête son hérésie. On est obligés aussi de leur montrer ce qu'elle a fait des prêtres en méditation. La mort de leurs semblables ne semble pas plus les choquer que cela, mais étrangement j'en viens à regretter d'avoir eu recours à la violence pour tuer aussi moi-même plusieurs des leurs. Je me dis que je n'avais pas le choix, mais on a toujours le choix. Cependant, là où il y a le choix entre lâcheté et violence, j'ai opté pour la violence.

On leur explique qu'on va poursuivre notre recherche d'Alexia. On laisse Ryss avec eux pour les protéger et éventuellement nous prévenir s'il se passait des événements d'importance. On garde Lieb avec nous et on repart vers une interminable exploration du dédale. Est-on déjà passés par ici ? Je ne le pense pas, mais pour ma part j'ai fini par abandonner l'idée de cartographier l'endroit. Boris commence à perdre patience et passe les salles les unes après les autres, sans autre but. Il est comme un chien enragé qui court après une balle mais qui, s'il l'attrape, ne saura plus à quoi elle lui serait utile.

De la mort

Nous finissons, fatigués, par toucher au but. Alexia. Elle est là.
Au sommet de la partie centrale de la pyramide se déroule un rituel mené par Alexia. Un prêtre de Cyriss semble tenter de le stopper avant de voir sa tête explosée par le pistolet de cette dernière. Je suis horrifié et atterré, je suis pour la première fois directement témoin de ses agissements.
Elle est là, protégée par les quatre sorcières beaucoup plus mortes que vives. Sa mère repose sur un autel sur une plateforme au milieu du vide, Witchfire posée sur son corps.
Où en est le rituel ? Que va-t-il se passer ? Je commence à crier à Alexia d'arrêter sa folie. Je veux lui expliquer que l'âme de sa mère a été souillée et que ce qu'elle risque de ramener ne sera sans doute pas ce dont elle rêvait.

Mais ces paroles n'ont pas fini de franchir ma bouche qu'une des sorcières tend un bras vers moi.
Je suis tout d'un coup asphyxié, immobilisé. Je comprends qu'un éclair a jailli de ses doigts et m'a traversé. Impossible de faire quoi que ce soit. Le temps se ralentit.
Je n'aurai pas réussi à sauver la jeune fille de ses démons, même malgré elle. Ses âmes damnées se sont chargées de ne pas lui laisser entrevoir la lumière.

Un voile noir descend sur mes yeux. C'est la fin...

dimanche 14 février 2016

Convergences vers le Temple

Inside the machine

Un petit tour autour de la pyramide des fois qu'il n'y aurait pas une entrée secondaire ou des traces de ceux que nous poursuivons : rien à signaler.
Boris pousse courageusement la porte d'entrée : nous pénétrons à l'intérieur de la machine.
Car qu'est-ce d'autre ? Les premières salles sont parsemées de tubes, de gaines techniques, de fils, de voyants et de toutes sortes de choses étranges et déroutantes. Le tout dans un bruit incessant.
Le pompon, c'est un large puits central auquel on accède via une plateforme. Il est rond, s'étend au-dessous et au-dessus de nous sans que l'on n'en perçoive l'extrémité. Le bruit est soutenu avec un fort vent chaud, de la fumée, une odeur huileuse et des machines rondes munies d'un bras articulé qui lévitent et semblent régler et réparer les parois formant le cœur de la machine.

Durant toute notre exploration, Boris prend la tête de l'exploration mais l'endroit est presque désert. En tout cas, c'est un labyrinthe qui tourne régulièrement autour du puits central. Des treuils automatiques et clos nous permettent de passer d'un niveau à l'autre.

J'essaie d'en faire un plan mais j'abandonne rapidement l'idée, balançant rageusement mon parchemin dans le puits fumant.

Les premiers êtres animés, oserais-je dire vivants, semblent être des prêtres de la déesse mécanique. Certains portent une sorte de casque intégral, riveté à leurs omoplates. Ces prêtres veulent devenir des machines. En tout cas, ils ne parlent pas notre langue : impossible de se faire comprendre lorsqu'ils nous agressent. Moi qui croyait que c'était une journée portes ouvertes, une fois tous les treize ans, je me suis fourvoyé. Impossible de leur faire entendre raison, il faut bien se défendre et nous sommes obligés de les escoffier.

Nous trouvons également quelques cellules. Deux prisonniers sont là : ce sont des hommes du groupe de l'Inquisition, Wolf et Gruber. On leur parle, leur promet s'ils collaborent de les sortir de là, mais rien à faire, ils sont cons comme des manches et tournent autour du pot au lieu de se mettre à table. On voit bien que leurs promesses sont faites en l'air. Même lorsque je reste seul avec eux pour leur laisser une dernière chance de parler, ils essaient de me faire la peau pour s'enfuir. un coup de pied pour les repousser et je ferme la porte. On essaiera tout de même de penser à eux avant de sortir !

Notre troisième rencontre se passe avec des ouvriers travaillant sur des passerelles au-dessus de cuves de métal en fusion. Nous nous déguisons en enfilant les vêtements et casques de protection contre la chaleur pour passer, si possible sans dégâts, mais ils nous adressent la parole. Perdant patience et sentant qu'on n'arrivera sans doute pas à s'en sortir proprement, et surtout sentant l'odeur du sang, Boris dégaine. Plus le choix, faut en finir avec eux, Cyriss va nous bénir. Je plonge au-dessus d'une cuve en espérant jeter l'un d'eux pour qu'il rejoigne sa déesse métallique, mais il résiste. Nous luttons pied à pied l'un contre l'autre, tout comme Boris avec le sien. Je finis par lui faire lâcher prise et par le projeter dans la cuve. Les hurlements sont insupportables et il met un temps interminable à succomber. Boris finit par occire le sien d'une manière plus classique, tout comme Venaka avec le troisième ouvrier. J'imagine que la vision va me hanter un moment.
À nouveau près du cœur, deux hommes de l'Inquisition regardent le cadavre d'un troisième homme. La rencontre est tendue, mais contrairement à leurs camarades, on parvient à leur faire entendre raison pour collaborer. On essaie de s'accorder sur le fait que ce qui nous intéresse avant tout, c'est Alexia alors que pour eux, c'est l'épée.
Ils se nomment Lieb et Ryss, le premier semblant plus gradé que l'autre. Ils étaient 7 en entrant. Deux sont morts (dont le cadavre présent, portant la marque d'Alexia sur le front) et ils se sont séparés des autres (que nous savons en prison). Leur chef d'expédition est Gunther, le seul donc qui manque. Oberron n'en fait pas partie.
Nos échangent nous permettent de déduire qu'ils espèrent que leur Inquisition sera à nouveau légalisée et qu'il faudrait qu'on soit du bon côté. Comment ? J'imagine qu'ils vont tenter un coup d'état car le roi ne l'entend surement pas de cette oreille. Ils ne démentent pas. Ce que je garde pour moi, du coup, c'est que je pense que Witchfire risque bien d'être l'instrument de leur coup d'état. Il faudrait donc éviter qu'ils s'en emparent. Quoi que... Vivre dans une dictature permet pas mal d'opportunités commerciales.
J'espère que de leur côté ils pensent bien qu'on s'intéresse avant tout à Alexia...

dimanche 24 janvier 2016

Pélerinage


On est repartis, j'ai mon arbalète et ma grenouillère est inondée et les gobbers sont renvoyés dans leurs pénates. Pas de dégât à déplorer.

6 Vendarl

On avance, la rivière se rétrécit, le bateau ne pourra plus continuer ainsi bien longtemps.

7 Vendarl

Une lourde grille, flanquée de deux tours, bloque le passage. Elle est fermée par une lourde chaîne. Venaka plonge dans l'eau glacée pour voir ce qu'il est possible de faire : un gros cadenas est posé. Ne souhaitant pas laisser le seule frêle demoiselle s'enrhumer seule, mon orgueil m'ordonne aussi de plonger à mon tour, équipé des quelques équipements qu'à laissés Amelyass. Ils me permettent de débloquer aisément le cadenas. Il est neuf, sans doute laissé par le dernier passé, Oberron et sa troupe. Boris tient à explorer les deux tours. On n'y récolte que d'un côté l'attaque de chauves-souris rasoirs défendant leur nid et de l'autre le zombie d'un marin, sans doute laissé là par Alexia plus tôt. J'espère que ça lui a permis de se défouler...
Moteur arrière toutes. On tire sur la chaîne ouverte pour ouvrir les portes. On les referme derrière nous et je prends même la précaution de remettre le cadenas en place tout en enrayant le mécanisme pour qu'il ne puisse plus être ouvert avec une clef.
Cette porte est la frontière de Caspia, nous pénétrons dans les Marches d'Héliotrope.

1 Malleus

Sur le bateau, j'ai de longue heures pour rédiger ces mémoires mais du coup ça signifie aussi... qu'il ne se passe pas grand chose.

2 Malleus

Un lac en vue, avec un bateau échoué près du bord.
Histoire de ne pas servir de point de cristallisation à un cimetière pour bateaux, on laisse le notre hors de vue du lac et on laisse l'équipage pour aller voir à pieds ce qu'il se passe.
Pendant que l'on reste sur la rive, Boris va explorer le bateau, fouille de trois trucs, en empoche sans doute quatre ou cinq. Il fout un truc à l'eau, un coffre de poudre d'après lui. C'est intelligent... Ça aurait pu servir.
Il y aurait des reliefs de combats, parmi lesquels une main tranchée mais pas du type humain, plutôt... gatorien, d'après les connaisseurs : Boris, qui nous explique que ce serait un truc à mi-chemin entre un homme et un crocodile. J'avoue avoir du mal à me faire une image mentale du montage !
Bref, le bateau a été attaquée et coulé par les gatoriens, mais on ne sait pas trop s'il s'agit de celui d'Oberron ou de celui d'Alexia.
En tout cas, on sait à quoi s'attendre.

On rebrousse chemin et on traverse la lac par le milieu, sans s'approcher des rives afin de pouvoir rejoindre la rivière qui se poursuit en aval. Mais, il fallait s'y attendre, la rivière est trop étroite pour éviter les embuscades et un tronc percute notre embarcation, provoquant un choc sourd. Même en étant préparés, l'attaque de gatoriens n'est pas une partie de plaisir. On ne s'en sort pas trop mal, mais c'est plus compliqué pour le bateau : le trou dans la coque peut être colmaté avec du goudron, mais une des roues à aubes est hors service et la machinerie gravement endommagée.

On continue de descendre la rivière le long de la journée pour s'éloigner de l'embuscade, mais on n'avance plus assez vite. On passera encore la nuit sur place et on laissera l'équipage essayer de remettre le navire à peu près en état.

3 Malleus

On convient avec l'équipage qu'ils réparent de leur côté les avaries tout en se laissant porter par le faible courant et qu'ils pourront rebrousser chemin si on n'est pas de retour le 4 Donard au matin.

On arrive en vue d'un second lac en fin d'après-midi. Le bon ?
Au loin, sur la rive gauche, quelques feux marquent un village, sans doute celui des gatoriens.
On laisse, grâce à l'empathie que Albérich peut avoir avec les oiseaux, un message accroché à la patte d'un volatil à destination de notre équipage pour ne pas passer ce point, qui peut être dangereux.
Un énorme monticule de métal semble être enterré au pied du monticule que surplombe le village. Va falloir voir ça de plus près demain.

4 Malleus

Avec Boris, on part en toute discrétion vers le village pour essayer de voir de plus près sans se faire voir. Comment dire simplement ? C'est raté.
Deux sentinelles gatoriens tombent sur nous alors que nous étions planqués. Heureusement, ils sont trop fiers pour appeler à l'aide et on parvient à disposer d'eux. Une fois leurs corps planqués sous un tas de feuilles, on s'approche du village.
Avec la longue-vue, il semblerait que le morceau de métal, selon les dires de notre déroutant érudit, Boris, soit un Warjack enterré, sans doute une épaulière. On peut imaginer la taille titanesque de la machine si le reste est enseveli.
Serait-ce le temple que l'on cherche ? Non, car le temple de Cyriss, on le voit au loin, plus haut vers la montagne. On devrait y être en une journée.
On peut retourner camper.

5 Malleus

C'était moins fatiguant par bateau, surtout dans la forêt et quand ça grimpe. En plus, on y passe la journée, et même un peu de la nuit, sans arriver à la pyramide, car c'en est une. On n'est plus très loin et le campement se fait sous tension.

6 Malleus

Milieu de matinée. Le temple, on y est !
Pas de trace de campement d'un groupe rival quelconque...

jeudi 7 janvier 2016

Voyage dans le Bayou

Tarun, le chef de ce petit village de Krijn, est quelqu’un de simple et aimable. Nous sommes d’ailleurs très bien reçus.
On profite de l’après-midi et de la soirée, offerte par Tarun, pour discuter avec lui et avec quelques autochtones.
Sans avoir trop besoin de leur tirer les vers du nez, j’apprends que deux bateaux sont passés avant nous, sans s’arrêter. Le premier étant sans doute celui d’Alexia, qui a salué les villageois de loin. Le second, nous l’imaginons, celui d’Oberron. En tout cas, si c’est lui, il n’a même pas pris la peine de les saluer.
Après leur avoir promis de leur laisser du matériel – surtout du fer – au retour de notre expédition, nous recueillons quelques confessions de la part de Tarun : la moitié des tombes du cimetière – une demi-douzaine – a été pillée et vidée de ses corps très récemment. On va voir ça discrètement pour ne pas effrayer les villageois. On doit lui confirmer ce qu’il s’est passé à Corvis, sachant que la fautive est celle qui barrait le premier bateau.
Je lui demande, si jamais il voit les bateaux revenir sans nous, de faire son possible pour les retenir par des moyens pacifiques, sans prendre de risques.
On rentre ensuite dîner des spécialités locales disons… intéressantes. L’alcool fort aide à les faire passer.
Je reste seul avec Albérich à dormir dans la salle commune, les autres dorment dans le bateau.

3 Vendarl

Journée de voyage tranquille. Je continue d’aider à la manœuvre, un peu avec Boris, tout en surveillant en amont à la longue-vue les passages potentiellement dangereux.

4 Vendarl

Jusqu’au soir, il faut bien dire qu’on s’fait tout de même un peu chier…

5 Vendarl

La journée d’hier était pénible, mais bon, c’était préférable à ce qui nous attend en fin de nuit, pendant le dernier quart de Venaka Ainsworth. Elle prévient qu’on a de la visite. Je me réveille et suis aussitôt Boris qui rejoint Venaka sur le pont. Pour ma part, je grimpe sur le toit des cabines. On est attaqués par huit créatures des marais ressemblant à des zombies ayant croupi sous l’eau pendant plusieurs semaines. Venaka et Boris s’occupent de retenir la horde et j’en descends pour ma part trois des huit, dont un sur lequel je dois sauter pour aider le capitaine du navire. Beurk !
Quant à Albérich, il ne devait pas être bien réveillé car ses coups ont bien raté les créatures du marais, mais n’ont pas manqué la tête du capitaine. Heureusement, on ne déplore aucun blessé grave. La fin de la nuit reste toutefois tendue. Au matin, je vérifie au loin pour voir s’il peut y avoir des traces de la provenance de ces êtres, mais rien…

Cette journée est décidément merdique. Le cours d’eau se rétrécit beaucoup et on finit par être bloqués par un tronc tombé en travers de l’eau.
Albérich et Boris prennent une scie pour s’occuper du côté des racines en tombent lamentablement dans l’eau en y allant : ça glisse !
De mon côté, j’emprunte une hache pour avancer le travail côté cime. Je suis rejoint un peu plus tard par Killian.
On n’a pas le temps d’avancer trop qu’une troupe de gobbers surgit à deux pas de moi.
Ils me tiennent en joue et veulent notre bateau. Je parviens à gagner un peu de temps en négociant pour qu’on leur donne la cargaison, mais ils sont très nerveux et ne parlent pas très bien, difficile de communiquer. Devant l’impasse, Boris finit par tirer un coup de feu. Je plonge dans l’eau en enjoignant Killian de faire de même. Lorsque je ressors un peu plus loin, les gobbers ne bougent plus, sauf un qui me saute dessus et me blesse avant que je ne puisse l’occire pour me défendre. Albérich a fait pousser les ronces à leurs pieds et ceux qui bougent en meurent. Il leur demande de jeter leurs armes et de repartir d’où ils viennent pour lever son sort, ce qu’ils promettent.
Cette tribu n’a aucune parole et ils repartent aussitôt à l’assaut avec leurs dagues. Je fais surgir un puissant canon qui monte d’une tourelle de la cabine. Cette vision ne les impressionne pas : sont-ils sans peur ou trop bêtes pour comprendre ce qu’ils voient ? Cependant, ils sont à nouveau rapidement emprisonnés par les branches levées par Albérich et j’en profite pour rentrer la tourelle dans la cabine.
On commence à prendre du retard…