On profite de l’après-midi et de la soirée, offerte par Tarun, pour discuter avec lui et avec quelques autochtones.
Sans avoir trop besoin de leur tirer les vers du nez, j’apprends que deux bateaux sont passés avant nous, sans s’arrêter. Le premier étant sans doute celui d’Alexia, qui a salué les villageois de loin. Le second, nous l’imaginons, celui d’Oberron. En tout cas, si c’est lui, il n’a même pas pris la peine de les saluer.
Après leur avoir promis de leur laisser du matériel – surtout du fer – au retour de notre expédition, nous recueillons quelques confessions de la part de Tarun : la moitié des tombes du cimetière – une demi-douzaine – a été pillée et vidée de ses corps très récemment. On va voir ça discrètement pour ne pas effrayer les villageois. On doit lui confirmer ce qu’il s’est passé à Corvis, sachant que la fautive est celle qui barrait le premier bateau.
Je lui demande, si jamais il voit les bateaux revenir sans nous, de faire son possible pour les retenir par des moyens pacifiques, sans prendre de risques.
On rentre ensuite dîner des spécialités locales disons… intéressantes. L’alcool fort aide à les faire passer.
Je reste seul avec Albérich à dormir dans la salle commune, les autres dorment dans le bateau.
3 Vendarl
Journée de voyage tranquille. Je continue d’aider à la manœuvre, un peu avec Boris, tout en surveillant en amont à la longue-vue les passages potentiellement dangereux.4 Vendarl
Jusqu’au soir, il faut bien dire qu’on s’fait tout de même un peu chier…5 Vendarl
La journée d’hier était pénible, mais bon, c’était préférable à ce qui nous attend en fin de nuit, pendant le dernier quart de Venaka Ainsworth. Elle prévient qu’on a de la visite. Je me réveille et suis aussitôt Boris qui rejoint Venaka sur le pont. Pour ma part, je grimpe sur le toit des cabines. On est attaqués par huit créatures des marais ressemblant à des zombies ayant croupi sous l’eau pendant plusieurs semaines. Venaka et Boris s’occupent de retenir la horde et j’en descends pour ma part trois des huit, dont un sur lequel je dois sauter pour aider le capitaine du navire. Beurk !Quant à Albérich, il ne devait pas être bien réveillé car ses coups ont bien raté les créatures du marais, mais n’ont pas manqué la tête du capitaine. Heureusement, on ne déplore aucun blessé grave. La fin de la nuit reste toutefois tendue. Au matin, je vérifie au loin pour voir s’il peut y avoir des traces de la provenance de ces êtres, mais rien…
Cette journée est décidément merdique. Le cours d’eau se rétrécit beaucoup et on finit par être bloqués par un tronc tombé en travers de l’eau.
Albérich et Boris prennent une scie pour s’occuper du côté des racines en tombent lamentablement dans l’eau en y allant : ça glisse !
De mon côté, j’emprunte une hache pour avancer le travail côté cime. Je suis rejoint un peu plus tard par Killian.
On n’a pas le temps d’avancer trop qu’une troupe de gobbers surgit à deux pas de moi.
Ils me tiennent en joue et veulent notre bateau. Je parviens à gagner un peu de temps en négociant pour qu’on leur donne la cargaison, mais ils sont très nerveux et ne parlent pas très bien, difficile de communiquer. Devant l’impasse, Boris finit par tirer un coup de feu. Je plonge dans l’eau en enjoignant Killian de faire de même. Lorsque je ressors un peu plus loin, les gobbers ne bougent plus, sauf un qui me saute dessus et me blesse avant que je ne puisse l’occire pour me défendre. Albérich a fait pousser les ronces à leurs pieds et ceux qui bougent en meurent. Il leur demande de jeter leurs armes et de repartir d’où ils viennent pour lever son sort, ce qu’ils promettent.
Cette tribu n’a aucune parole et ils repartent aussitôt à l’assaut avec leurs dagues. Je fais surgir un puissant canon qui monte d’une tourelle de la cabine. Cette vision ne les impressionne pas : sont-ils sans peur ou trop bêtes pour comprendre ce qu’ils voient ? Cependant, ils sont à nouveau rapidement emprisonnés par les branches levées par Albérich et j’en profite pour rentrer la tourelle dans la cabine.
On commence à prendre du retard…

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire